Dans un contexte international déjà fragilisé par les conflits armés et les crises politiques à répétition, une menace plus insidieuse gagne du terrain : la montée de la haine antimusulmane. À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé un avertissement ferme face à l’augmentation des actes de discrimination visant les quelque deux milliards de musulmans à travers le monde.
Prenant la parole devant Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé sa vive inquiétude face à une tendance qu’il juge alarmante. « Nous sommes confrontés à une montée de l’intolérance et de la haine antimusulmanes », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation internationale pour contrer ce phénomène grandissant.
Selon le chef de l’ONU, cette hostilité se manifeste sous diverses formes préoccupantes. Elle inclut notamment des discriminations institutionnelles, une marginalisation socio-économique persistante, des politiques migratoires restrictives ainsi que des pratiques de surveillance et de profilage jugées injustifiées. Autant de réalités qui, selon lui, alimentent un climat de méfiance et d’exclusion.
Au-delà du constat, l’ONU insiste sur la nécessité d’agir de manière collective pour inverser cette tendance. L’organisation appelle les États membres à renforcer les législations contre les discours de haine, à promouvoir le dialogue interculturel et à garantir le respect des droits fondamentaux pour tous, indépendamment des croyances religieuses.
Dans un monde de plus en plus interconnecté, l’institution internationale rappelle que la lutte contre l’islamophobie ne concerne pas uniquement les musulmans, mais s’inscrit dans un combat global pour la tolérance, la dignité humaine et le vivre-ensemble.
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