Libreville, 27 janvier 2026 – Nommé le 1er janvier 2026 par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, le nouveau ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, entend insuffler une nouvelle dynamique au secteur minier gabonais. À l’occasion du forum international Mining Indaba, le ministre affiche clairement son ambition : faire du secteur minier un pilier majeur de la transformation économique du Gabon.
Ingénieur environnemental de formation et ancien ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema apporte une approche pragmatique et résolument tournée vers l’attraction des investissements. Cette transition à la tête du département des Mines intervient à un moment stratégique, marqué par une augmentation significative du budget du secteur pour l’année 2026, signe fort de la volonté présidentielle de diversifier l’économie nationale et de réduire la dépendance historique au pétrole.
« Le Gabon n’est plus seulement une destination d’extraction. Nous devenons un hub de création de valeur industrielle », a déclaré le ministre. « Notre feuille de route 2026 repose sur la transparence, la célérité réglementaire et un engagement ferme en faveur de la transformation locale, avec une forte création de valeur tant pour les investisseurs que pour les communautés locales. Le Gabon est ouvert aux affaires. »
Un secteur minier en pleine mutation
Actuellement, le secteur minier contribue à environ 6 % du Produit intérieur brut (PIB) du Gabon, porté principalement par la production de manganèse, dont le pays est le deuxième producteur mondial pour les minerais à haute teneur. Toutefois, dans le cadre du Plan d’Accélération de la Transformation (PAT), le gouvernement ambitionne de porter cette contribution à 25 % du PIB d’ici 2030.
Pour atteindre cet objectif, le ministère des Mines s’articule autour de trois priorités majeures :
La transformation locale du manganèse, en anticipant l’interdiction d’exportation du minerai brut prévue pour 2029 et en encourageant la production nationale de silicomanganèse ;
L’industrialisation du minerai de fer, avec l’accélération des projets structurants de Belinga et Baniaka, soutenue par la modernisation du chemin de fer Transgabonais ;
La formalisation du secteur aurifère, notamment dans les zones de Koumba, Eteke et Minkébé, afin de garantir la traçabilité, le respect des normes internationales et la valorisation locale de l’or.
La SEM, bras industriel de l’État
Dans cette dynamique, la Société Équatoriale des Mines (SEM), holding minière publique, amorce un changement stratégique majeur. Elle entend passer d’un rôle d’actionnaire passif à celui d’opérateur industriel de référence sur le continent africain, conformément à sa stratégie 2026-2030. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre un chiffre d’affaires d’un milliard de dollars d’ici 2030.
La SEM prévoit notamment :
de conduire des activités d’exploration et d’exploitation industrielle de l’or, notamment à Minkié et Mitzic ;
de renforcer le raffinage local grâce à la Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO), située dans la Zone Économique Spéciale de Nkok, avec une capacité de traitement pouvant atteindre 10 tonnes par an ;
d’assurer la supervision technique de grands projets miniers, en particulier celui de Belinga ;
d’accroître la transformation locale du manganèse ;
et d’intensifier l’exploration afin de mieux valoriser le potentiel minier encore largement inexploité du pays.
Amélioration du climat des affaires minières
Souhaitant rendre le Gabon plus compétitif, le ministère des Mines prévoit également de réduire les délais d’octroi des permis d’exploration et d’exploitation. Plusieurs décrets ministériels sont attendus dans les prochaines semaines pour faciliter l’application du Code minier de 2019, dans un souci de clarté réglementaire et de sécurité juridique pour les investisseurs.
Cap sur Mining Indaba
La participation du ministre Sosthène Nguema Nguema à Mining Indaba, grand rendez-vous mondial de l’industrie minière, s’inscrit dans cette stratégie d’ouverture. Il y rencontrera investisseurs, compagnies d’exploration et partenaires en infrastructures, afin de promouvoir les nombreuses opportunités qu’offre le sous-sol gabonais.
Le ministère des Mines et des Ressources géologiques invite d’ailleurs les acteurs internationaux du secteur à échanger avec la délégation gabonaise pour bâtir des partenariats durables au service d’une industrialisation responsable et inclusive.
Article rédigé à partir d’une communication officielle diffusée par APO Group pour le compte du ministère des Mines et des Ressources géologiques du Gabon.

