Abidjan, 30 janvier 2026 – La Banque africaine de développement (BAD) a franchi une nouvelle étape majeure dans la lutte contre le déficit énergétique en Afrique. Son Conseil d’administration a approuvé un projet d’assistance technique d’un montant de 3,9 millions de dollars, destiné à soutenir la mise en œuvre des Pactes nationaux pour l’énergie dans le cadre de la Mission 300, une initiative conjointe avec le Groupe de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.
Baptisé « AESTAP Mission 300 Phase II », ce nouveau programme sera déployé sur une période de 24 mois et apportera une assistance technique directe à 13 pays africains engagés dans la Mission 300. Il s’agit du Tchad, du Gabon, de la Tanzanie, de la Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Kenya, du Nigéria, de Madagascar, de l’Éthiopie, du Malawi, du Lesotho, de la Namibie et de l’Ouganda.
Des pactes énergétiques aux raccordements réels
Les pactes énergétiques constituent des plans nationaux à travers lesquels les gouvernements définissent leurs stratégies pour étendre l’accès à l’électricité, renforcer la gouvernance du secteur énergétique et attirer les investissements privés. Si ces engagements ont été largement adoptés et soutenus politiquement au cours de l’année écoulée, leur mise en œuvre effective demeure un défi majeur.
C’est précisément à ce niveau qu’intervient l’AESTAP Mission 300 Phase II, dont l’objectif est de transformer les engagements écrits en résultats concrets, en facilitant l’accès à l’électricité pour les ménages, les écoles, les hôpitaux et les entreprises.
Un appui technique ciblé et structurant
Concrètement, le programme vise à :
Améliorer les cadres réglementaires, la planification énergétique et les structures tarifaires, afin de créer un environnement propice aux investissements ;
Renforcer les capacités des services publics d’électricité, en améliorant la fiabilité de l’approvisionnement et en réduisant les pertes ;
Soutenir la production et l’exploitation de données de qualité, la recherche et l’apprentissage, notamment à travers l’Indice de réglementation de l’électricité en Afrique et des forums régionaux sur l’énergie ;
Déployer des conseillers techniques spécialisés au sein des Unités nationales de mise en œuvre et de suivi des pactes, afin d’accompagner les gouvernements dans la coordination des réformes et le suivi des progrès.
Selon Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement, « les pays ont pris des engagements audacieux dans le cadre de leurs pactes pour l’énergie. Aujourd’hui, grâce à l’AESTAP Mission 300 Phase II, nous les aidons à mettre en œuvre ces engagements afin que davantage de ménages, d’entrepreneurs et de communautés aient effectivement accès à l’électricité ».
Une continuité avec la phase I
Cette nouvelle phase fait suite à l’approbation, en décembre 2025, de la phase I de l’AESTAP Mission 300, dotée d’environ un million de dollars. Celle-ci avait permis la création et le renforcement des Unités de mise en œuvre et de suivi des pactes au sein des gouvernements, chargées de coordonner les réformes énergétiques et de suivre leur exécution.
La phase II s’appuiera sur ces acquis en apportant une assistance technique plus opérationnelle, en étroite collaboration avec les autres partenaires de la Mission 300, notamment le Groupe de la Banque mondiale, les gouvernements nationaux et les organisations de développement.
À travers ce nouveau programme, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à faire de l’accès universel à l’électricité un levier central de développement économique et social sur le continent africain.
Distribué par APO Group pour le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

