La société minière CDM-Chine traverse une nouvelle zone de turbulences sociales. Le collège syndical de l’entreprise observe, pour le deuxième jour consécutif, l’avis de grève déposé le lundi 26 janvier 2026, à la suite de l’échec des négociations avec la direction générale.
Cet avis de grève intervient après une suspension préalable décidée le 19 janvier 2026, dans le but de favoriser le dialogue social et d’éviter un arrêt de travail. Cette démarche s’inscrivait dans le respect des procédures légales en vigueur, conformément aux dispositions de l’article 757 du Code du travail. Malgré cette ouverture au dialogue, les discussions engagées entre les deux parties n’ont pas permis d’aboutir à un accord.
Face à cette situation de blocage, le syndicat a procédé à une consultation de la base. À l’issue de ces échanges, les travailleurs ont recommandé au collège syndical de relancer l’avis de grève, dont le délai légal est arrivé à terme. L’application effective de cet avis est ainsi entrée en vigueur à partir de 00h00 le lundi 26 janvier 2026.
Le mouvement est motivé, selon les responsables syndicaux, par le non-respect de la Convention collective des Mines et Carrières, notamment en ce qui concerne l’article 22.3, jugé fondamental pour la défense des droits et acquis des travailleurs.
À ce stade, la direction de la société CDM-Chine ne s’est pas encore officiellement prononcée sur la situation. De leur côté, les représentants des travailleurs affirment rester disposés à reprendre le dialogue, à condition que leurs revendications, fondées sur les textes légaux et conventionnels, soient pleinement prises en compte.
L’issue de ce conflit social demeure incertaine, tandis que les répercussions sur les activités minières de l’entreprise commencent à se faire sentir.

