New York, 22 septembre 2026. En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds mondial pour l’engagement de la communauté et la résilience (GCERF) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération. Les deux institutions ont signé, le lundi 21 septembre à New York, une lettre d’intention destinée à rapprocher les actions de prévention menées au niveau communautaire des investissements en faveur du développement dans les pays africains confrontés à la fragilité ou aux conflits.
La signature de cet accord est intervenue à la Mission d’observation permanente de l’Union africaine auprès des Nations unies. Elle a été effectuée par Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, et Stefano Manservisi, président du Conseil d’administration du GCERF.
À travers cette nouvelle coopération, les deux partenaires entendent créer davantage de passerelles entre les initiatives locales de prévention, le financement du développement et les opportunités économiques. L’objectif affiché est de mieux prendre en compte les réalités des communautés dans les politiques et les investissements destinés aux territoires fragiles.
Miser sur les communautés
Le partenariat repose sur la complémentarité des deux institutions. Le GCERF apporte notamment son expérience de terrain, ses réseaux locaux et sa connaissance des initiatives communautaires, tandis que la Banque africaine de développement met à contribution son expertise en matière de financement, d’analyse économique et d’investissements structurants.
Pour les deux partenaires, les difficultés économiques, l’exclusion sociale et la fragilité institutionnelle peuvent contribuer à créer des environnements favorables à l’instabilité et à l’extrémisme violent. D’où la volonté de renforcer simultanément les mécanismes de prévention, les possibilités économiques et les investissements en faveur du développement.
« Investir dans la prévention de l’extrémisme violent, c’est aussi investir dans le développement durable », a déclaré Stefano Manservisi, soulignant l’importance de rapprocher la résilience locale des opportunités économiques et de la stabilité à long terme.
De son côté, Marie-Laure Akin-Olugbade a mis l’accent sur la nécessité d’adapter les interventions aux réalités des territoires. Selon elle, la BAD peut contribuer à sécuriser les investissements, renforcer les institutions et mieux aligner les financements sur les priorités nationales, tandis que le GCERF apporte son expérience de la prévention au niveau communautaire.
Vers des initiatives conjointes
La nouvelle coopération devrait également favoriser l’apprentissage commun entre les deux institutions et permettre d’identifier des projets susceptibles d’être développés conjointement.
La BAD et le GCERF souhaitent ainsi contribuer à l’élaboration de politiques publiques et d’investissements davantage adaptés aux contextes de fragilité. Une démarche qui s’inscrit dans une approche reliant les dimensions humanitaire, développement et paix.
Au-delà du financement, l’enjeu est donc de renforcer la capacité des communautés à participer elles-mêmes à la construction de leur résilience et à bénéficier davantage des opportunités liées au développement économique.
Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à concilier stabilité, inclusion sociale, développement économique et prévention des facteurs de vulnérabilité. Pour la BAD et le GCERF, le rapprochement entre investissements structurants et actions locales constitue désormais un axe de coopération destiné à soutenir durablement les populations et les États concernés.
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