New York, le 23 septembre 2026 – Présente à New York à l’occasion de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Guinée met à profit cette tribune internationale pour porter ses ambitions en matière d’urbanisme, d’habitat et d’aménagement du territoire.
Dans cette dynamique, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a livré un discours consacré à la résilience urbaine, à l’adaptation climatique et à la nécessité d’intégrer ces enjeux dans les politiques nationales de développement.

D’emblée, le ministre a placé la question de la résilience urbaine au cœur de la gouvernance territoriale. « Gouverner, c’est refuser que la pauvreté condamne les uns à subir les périls dont les autres ont les moyens de se protéger », a-t-il déclaré, soulignant que le changement climatique impose désormais de repenser les politiques d’aménagement et d’investissement.
Anticiper les risques urbains
Pour Mohamed Lamine Sy Savané, l’enjeu consiste à accompagner la transformation économique de la Guinée sans accentuer la vulnérabilité climatique et les inégalités territoriales.

Le ministre estime ainsi que l’adaptation climatique doit être intégrée aux décisions qui déterminent l’organisation des territoires, l’affectation des investissements et l’accès au logement.
Une démarche qui doit, selon lui, agir simultanément sur deux fronts : réduire la vulnérabilité des quartiers existants et éviter de reproduire les mêmes fragilités dans les nouveaux espaces d’urbanisation.
« Les décisions foncières et les infrastructures réalisées aujourd’hui détermineront notre exposition au risque pour plusieurs générations », a-t-il rappelé.
Simandou 2040, une nouvelle dimension territoriale

Dans son intervention, le ministre a également établi un lien direct entre cette politique de résilience et les transformations territoriales attendues dans le cadre du Programme Simandou 2040, conformément à la vision du président de la République, Mamadi Doumbouya.
Pour le département de l’Urbanisme, l’enjeu est désormais d’accompagner les grands investissements par une planification urbaine préventive et cohérente.
L’ambition affichée est de faire en sorte que la création de richesses générée par les investissements structurants s’accompagne d’un développement territorial inclusif, équilibré et résilient.

La Guinée veut renforcer ses partenariats
À New York, Mohamed Lamine Sy Savané a également mis en avant la coopération internationale en matière d’adaptation climatique.
Il a notamment salué le leadership du Kenya dans le programme BCRUP, tout en rappelant l’engagement de la Guinée à travers sa lettre de non-objection au projet régional de préparation destiné au Fonds vert pour le climat.

Pour le ministre, cette coopération doit désormais évoluer vers une approche programmatique associant les États et les collectivités territoriales, avec une chaîne d’intervention allant de l’identification des risques jusqu’au financement et à la maintenance des investissements.
La Guinée plaide également pour un financement accru de l’ingénierie de projet, du transfert de technologies et du renforcement des capacités locales.
Faire de la prévention un investissement
Autre axe défendu par le ministre : la nécessité de mieux prendre en compte la valeur économique de la prévention.
Les pertes évitées, la protection des moyens de subsistance et la continuité des services essentiels doivent, selon cette approche, être considérées comme des bénéfices collectifs justifiant la mobilisation de subventions et de financements concessionnels.

Mohamed Lamine Sy Savané souhaite également voir les garanties et les mécanismes de financement mixte contribuer à mobiliser davantage d’investissements privés, tout en préservant l’accessibilité des services aux ménages modestes.
La proposition guinéenne consiste notamment à organiser cette convergence autour de portefeuilles nationaux d’investissement, assortis d’un calendrier de financement, de responsabilités institutionnelles précises et d’indicateurs communs de réduction de la vulnérabilité.
À New York, la Guinée entend ainsi faire entendre une vision où urbanisme, habitat, aménagement du territoire, climat et développement économique ne sont plus considérés séparément.
Pour Mohamed Lamine Sy Savané, la résilience doit désormais devenir « un principe d’aménagement, une discipline d’investissement et une obligation de résultat ».
Une ligne diplomatique qui traduit la volonté du département de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire d’inscrire les transformations urbaines et territoriales de la Guinée dans une perspective de long terme, au moment où le pays prépare les grands changements liés à Simandou 2040.

#Guinée #NewYork #ONU #UNGA81 #MohamedLamineSySavané #MUHAT #Urbanisme #Habitat #AménagementDuTerritoire #Simandou2040 #RésilienceUrbaine #Climat #DéveloppementDurable

