En Afrique de l’ouest, le Secteur agricole est confronté à de nombreux défis avec la faible production locale et de qualité inférieure.
Elle souffre, entre
autres, de l’accès limité des producteurs à la technologie, aux semences améliorées, aux
techniques de production modernes, aux engrais et à la mécanisation.
Ainsi, au Sénégal, au Niger, en Sierra Léone et en Guinée, l’Agriculture est la principale source de revenu
pour de nombreuses femmes pauvres des zones rurales où le riz est l’aliment de
base.

C’est dans cette optique que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a procédé ce Mardi, 14 Juillet 2026, à la remise officielle d’équipements aux représentants et responsables des micros, Petites et Moyennes Entreprises (PME) sélectionnées dans la chaîne de valeur du riz au niveau de la préfecture de Boké.
Pour mémoire, les équipements sont essentiellement composés des tricycles, brouettes, de marmites, bassines, fûts d’étuvage en inox et en caoutchouc, tamiseurs de poudre, râteaux simples, pelles simples, gants à main pour les travaux durs, d’appareils d’étudge des sacs de riz, appareils de scellage d’emballage de sacs vides de 50kg, de 10kg et de 5kg.

Au nom des PME bénéficiaires, Madame Fatoumata a exprimé la gratitude de ses collègues envers le Gouvernement guinéen et ses partenaires notamment, le PNUD pour cette marque de confiance et d’accompagnement au bénéfice des femmes et jeunes de la préfecture de Boké.
Formulé par la Banque islamique de développement (BID) et financé par l’Initiative de financement des
femmes entrepreneurs (We-Fi) de la Banque Mondiale (BM), le projet d’autonomisation des petites et moyennes entreprises des femmes ouest-africaines dans la chaîne de valeur du riz (EWASME), le Projet est mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) de la période allant de l’année 2022 à 2027.

Son objectif consiste à autonomiser les petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes
dans les chaînes de valeur du riz dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest notamment, le Sénégal, le Niger, la
Sierra Léone et la Guinée.

Selon M. Abdoul Latif Haïdara, Responsable Time Leader, de la Gouvernance et État de Droit auprès du PNUD, << Soutenir l’autonomisation économique des femmes et jeunes est un impératif du développement local. Ce projet vise à renforcer les capacités opérationnelles des entreprises dirigées par les femmes évoluant dans la chaîne de valeur du riz particulièrement dans des activités de transformation et de commercialisation où les femmes jouent un rôle crucial.>>
Pour lui, ces équipements et matériels d’étuvage consistent également un investissement dans le potentiel économique des femmes dans la création des revenus non seulement pour les ménages mais aussi et surtout, pour la sécurité alimentaire et la stabilisation de l’économie locale.

Ces entreprises a-t-on indiqué au cours de la cérémonie,
bénéficieront de quatre (4) catégories d’activités à savoir, le renforcement des capacités techniques et commerciales,
l’accès amélioré au financement, au Marché ainsi qu’à la création d’un environnement propice au développement des PME et TPE gérées par des
femmes.
A la cérémonie, le directeur préfectoral de l’agriculture et de l’élevage (DPA-E), M. Habib Thiam a rappelé que cette action d’envergure est l’expression de la vision du président de la République, M. Mamadi Doumbouya à promouvoir la refondation verte dans le monde rural.
En outre, il réaffirmé l’engagement des services techniques déconcentrés à assurer le suivi régulier quant à l’utilisation rationnelle de des kits d’étuvage mis à la disposition des heureux bénéficiaires.
Il est à souligner que cet appui du PNUD permettra à coups sûrs, de réduire la pénibilité des producteurs locaux et d’accroître la productivité des bénéficiaires à travers le développement des activités génératrices de revenus (AGR) et l’esprit d’entraide.
Présidant la cérémonie, le Chef de Cabinet de la préfecture de Boké, M. Fodé Mohamed Condé a, quant à lui, rassuré de la disponibilité des autorités administratives locales à accompagner les services sectoriels dans la mise en œuvre des initiatives présidentielles en faveur du développement local.

A noter qu’en langue du terroir, les bénéficiaires ont esquissé quelques chansons et danses traditionnelles pour dire Merci aux autorités centrales et à leurs partenaires.
Mamadouba Camara
