Genève, 4 juin 2026 – Malgré des avancées enregistrées au cours des dernières décennies, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes demeure un défi majeur à l’échelle mondiale. Selon les données présentées lors de la 114ᵉ Conférence internationale du Travail, les femmes continuent de percevoir en moyenne 20 % de moins que les hommes pour un travail de valeur égale, une situation jugée inacceptable en 2026.
Réunis à Genève, les représentants des États membres, des organisations d’employeurs et des syndicats ont examiné les progrès accomplis ainsi que les obstacles persistants qui freinent l’atteinte d’une véritable égalité dans le monde du travail. Les débats ont mis en lumière les disparités encore importantes entre les pays et les régions, malgré les engagements pris au fil des années.
Les participants ont souligné que les écarts de rémunération ne résultent pas uniquement de différences de postes ou de secteurs d’activité. Ils reflètent également des inégalités structurelles, notamment l’accès limité des femmes à certaines professions, les responsabilités familiales non rémunérées et les obstacles à l’évolution de carrière.
Face à ce constat, la Conférence internationale du Travail appelle à des mesures plus ambitieuses pour accélérer le changement. Parmi les recommandations figurent le renforcement des législations sur l’égalité salariale, une plus grande transparence des rémunérations, la promotion de l’accès des femmes aux postes de responsabilité ainsi que l’amélioration des mécanismes de protection sociale.
Les intervenants ont insisté sur le fait que l’égalité salariale ne constitue pas seulement une question de justice sociale, mais également un levier essentiel de croissance économique et de développement durable. Réduire les écarts de rémunération permettrait d’améliorer les conditions de vie de millions de familles et de renforcer la participation des femmes à l’économie mondiale.
À l’issue des échanges, les États membres ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes nécessaires afin de garantir à chaque travailleuse et à chaque travailleur une rémunération équitable. Un objectif qui demeure au cœur des priorités de l’Organisation internationale du Travail dans sa quête d’un monde du travail plus juste, plus inclusif et plus égalitaire.

