La société CDM-Chine connaît depuis la nuit du 27 au 28 janvier 2026 une paralysie totale de ses activités minières, suite au déclenchement du mot d’ordre de grève par les travailleurs. Ce mouvement fait suite à un préavis déposé dès le 1er janvier 2026, puis à l’avis officiel de grève le 28 janvier, donnant à la direction un délai pour répondre aux revendications avant l’arrêt des activités.
Les travailleurs réclament principalement la mise en exécution effective de la Convention collective des mines et carrières, avec des exigences précises : amélioration des conditions de travail, respect des droits sociaux, sécurité professionnelle renforcée et application des avantages statutaires prévus par la convention.
Selon les syndicats, la direction ne respecterait pas pleinement cette convention, malgré plusieurs tentatives de dialogue restées sans réponse. La grève est ainsi présentée comme un moyen de pression légitime pour obtenir le respect des engagements contractuels.
Pour trouver une issue à cette crise, une importante rencontre est prévue demain à Conakry, à l’Inspection générale du travail, réunissant les représentants des travailleurs et ceux de la direction sous la médiation des autorités compétentes. Cette salle des négociations sera déterminante pour évaluer la bonne foi de la direction et envisager une sortie de crise durable.
En attendant, les sites d’exploitation demeurent à l’arrêt, avec des conséquences économiques et sociales importantes pour la région et les populations riveraines, renforçant l’urgence d’un compromis entre les parties.

